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Les premiers tests de qi

by admin in faire test qi

LES PREMIERS TESTS

A partir de 1889 de nombreux tests sont publiés. Comme on peut le constater avec les tests de Cattell présentés ci-dessous, bien représentatifs de ces premières tentatives, toutes les batteries d’épreuves proposées ont en commun de privilégier l’observation des processus élémentaires, sensoriels et perceptifs, et des temps de réaction.

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LES TESTS DE CATTELL

Tests pour les étudiants

1/ Pression dynamométrique ; 2/ Vitesse maxima d’un mouvement du bras ; 3/ Distance minima entre deux points de la peau pour qu’on perçoive encore deux points : l’endroit choisi est la face dorsale de la main entre les tendons de l’index et du médius, dans le sens longitudinal ; 4/ Pression nécessaire pour produire de la douleur ; 5/ Plus petite différence perceptible pour un poids de 100 g ; 6/ Temps de réaction simple à une impression auditive ; 7/ Temps nécessaire pour nommer une couleur ; 8/ Diviser une longueur de 50 cm en deux parties égales ; 9/ Reproduire un intervalle de 10 s ; 10/ Nombre de lettres retenues après une seule audition.

Tests pour les écoliers

Les 14 premiers sont relatifs aux sensations visuelles, 12 d’entre eux à des déterminations élémentaires : accommodation, perceptibilité pour les couleurs, seuils, contraste… ; le 13ème est relatif aux « erreurs de perception » (bissection d’une longueur, tracé d’un carré) ; le 14ème est relatif au sentiment esthétique : ranger des couleurs par ordre d’agrément.

Puis viennent 8 tests pour les sensations auditives ; tous sauf le dernier sont relatifs à des sensations élémentaires, le dernier consiste à indiquer les sons et les intervalles les plus agréables.
Ensuite 3 tests pour le goût et l’odorat, dont 2 pour les sensations et 1 pour le goût et l’odorat les plus agréables et les plus désagréables.

Puis 7 tests pour le toucher et le sens thermique, tous relatifs à la détermination de sensations.
Puis 4 tests pour le sens de l’effort et les mouvements, tous relatifs à des processus élémentaires.
Puis 7 tests pour les « durées mentales », consistant dans la mesure du temps de réaction simple et complexe et dans l’étude de l’influence que l’attention, la pratique et la fatigue ont sur les temps de réaction.

Puis 2 tests pour la détermination de « l’intensité mentale », qui comprend la détermination des plus petites différences perceptibles pour différentes sensations.
Et enfin 5 tests sur « l’extinction mentale », comprenant la détermination du nombre d’impressions pouvant être perçues simultanément, le nombre d’impressions successives pouvant être retenues dans la mémoire, la vitesse avec laquelle une sensation disparaît de la mémoire et la précision avec laquelle un intervalle de temps peut être retenu.

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Dans la seconde édition de l’ouvrage Technique de psychologie expérimentale, par Toulouse, Vaschide et Piéron (1911), Toulouse, qui pourtant déclare avoir donné « une importance spéciale aux phénomènes supérieurs », consacre encore 250 pages aux phénomènes sensoriels et 97 seulement aux phénomènes intellectuels (62 pour la mémoire, 22 pour les phénomènes associatifs et 13 pour les phénomènes logiques, dont 5 seulement pour le raisonnement !). Cette insistance sur les processus élémentaires, alors que l’on se propose d’aborder des phénomènes mentaux élaborés, surprend. Elle est à la fois la conséquence du choix de postulats empiristes (l’associationnisme) et de la volonté de construire la psychologie sur le modèle des sciences de la nature. Mais les épreuves ainsi élaborées manquent de crédibilité au plan théorique et mènent à des impasses au plan pratique.

Au plan pratique, on montre très vite que le pouvoir prédictif de ces tests est quasiment nul. Cattell applique pendant quatre ans, de 1894 à 1898, des tests voisins de ceux qu’il a présentés en 1890 à tous les étudiants entrant à l’université de Columbia. Son objectif est de réaliser les études préalables qui permettront d’utiliser les tests pour l’orientation des étudiants et la définition des programmes. Or, on n’observe aucune liaison entre l’efficience dans ces tests et l’efficience universitaire. Les autres tentatives de validation réalisées à l’époque, notamment celles conduites avec des écoliers, fournissent des résultats aussi décevants. Le mouvement des tests est alors dans une impasse dont Binet va le sortir.

Binet s’intéresse aux problèmes de mesure de l’intelligence dans le cadre d’une « psychologie individuelle ». Il aborde l’individualité par la cognition. On trouve dans son œuvre deux définitions de l’intelligence. L’une en termes d’adaptation sociale : l’intelligence c’est le « bon sens, le sens pratique, l’initiative, la faculté de s’adapter » (1905). L’autre en termes de fonctionnement psychologique : l’intelligence est alors la résultante de ces grandes fonctions distinctes que sont la compréhension, l’invention, la direction et la censure (1909).

Un des problèmes centraux de la psychologie individuelle est la détermination de la variabilité et du mode d’organisation de ces fonctions. On comprend que Binet ne pouvait être que très critique vis-à-vis des premiers tests. Dans un article publié en 1895, en collaboration avec Henri et intitulé « La psychologie individuelle », il examine les principales réalisations américaines et allemandes et leur reproche d’être à la fois impraticables et incomplètes. Ces tests sont en effet d’un usage peu commode : ils sont longs, ennuyeux et supposent un matériel complexe. Mais ils sont surtout incomplets dans la mesure où ils s’intéressent prioritairement aux processus élémentaires. Binet, qui ne méprise nullement les processus élémentaires (il a consacré toute une série de publications à l’étude de la sensibilité tactile), reconnaît que ceux-ci peuvent être mesurés avec une précision bien plus grande que les processus supérieurs. Mais il n’en déduit pas, comme la plupart de ses contemporains, que l’étude des processus supérieurs, comme la suggestibilité ou l’attention, doit être repoussée dans un avenir lointain.

Dans un article de 1895, Binet présente son propre programme. Pour être utilisable, le test ne doit pas dépasser une heure trente, il doit être constitué d’exercices variés pour stimuler l’attention, et il ne doit pas faire appel à des installations particulières. Pour être complet, le test doit solliciter les processus mentaux supérieurs. Binet et Henri fournissent la liste de 10 de ces processus : 1/ la mémoire (ils en énumèrent divers aspects) ; 2/ la nature des images mentales ; 3/ l’imagination ; 4/ l’attention ; 5/ la faculté de comprendre ; 6/ la suggestibilité ; 7/ les sentiments esthétiques ; 8/ les sentiments moraux ; 9/ la force musculaire (considérée comme force de la volonté) ; 10/ l’habileté motrice et le coup d’œil.

Il suffit de comparer ce programme aux tests de Cattell cités précédemment pour prendre conscience de la véritable rupture introduite par Binet. L’article de 1895 définit un programme dont une première réalisation sera donnée en 1905.

En octobre 1904, la Commission Bourgeois demande à Binet d’étudier le problème du diagnostic de la débilité. Quelques mois plus tard, en 1905, Binet en collaboration avec Simon, propose son échelle métrique de l’intelligence. La demande sociale a été un déclencheur qui a conduit Binet à mettre rapidement en forme ses idées et projets.

De 1890 à 1905, Binet a recherché les signes extérieurs de l’intelligence. Pour cela, il collabore avec le docteur Simon, qui étudie les idiots et les imbéciles de l’asile de Perray- Vaucluse (Epinay sur Orge). Il compare, selon leur âge et selon leur efficience scolaire, des

écoliers. Ces comparaisons portent sur la perception des longueurs et des nombres, des couleurs, l’interprétation des dessins, la définition d’objets, la mémoire des mots et des phrases, la description d’objets… Il élabore de nombreuses petites épreuves pour observer intensivement ses deux filles. L’échelle métrique de l’intelligence est le résultat de toutes ces recherches.

La première version de l’échelle métrique comporte 30 petites épreuves généralement réussies à des âges différents (aucune indication n’est pourtant donnée sur ces âges) et présentées par ordre de difficulté croissante. Les épreuves choisies sont en rapport avec les fonctions qui, pour Binet, définissent l’intelligence. Mais l’intelligence n’est pas ici définie par sa nature, c’est-à-dire l’efficience dans des fonctions particulières, mais par sa genèse : ses niveaux sont des âges mentaux. En effet, bien que Binet n’utilise pas l’expression « âge mental » mais parle de « niveau mental », il peut être considéré comme l’inventeur de la notion d’âge mental.

Concrètement, Binet et Simon essayent dans les écoles les épreuves qu’ils ont mises au point. Ils s’aperçoivent que les items qui discriminent les enfants normaux des enfants retardés ont aussi un bon pouvoir de discrimination parmi les enfants normaux lorsqu’on les fait passer à des enfants plus jeunes. Ces items semblent donc caractéristiques d’un âge donné lorsque le développement intellectuel se fait normalement. Par conséquent, l’ampleur de l’écart entre cet âge et l’âge auquel l’enfant les réussit effectivement peut donner des indications sur le degré d’avance ou de retard dans le développement intellectuel. On en arrive donc à la notion d’âge mental.

Leurs efforts se portent alors sur la définition de petites épreuves de mémoire, de jugement, de raisonnement, dont la réussite est caractéristique d’un niveau de développement donné. Par exemple, pour être représentatif d’un âge mental de 5 ans, il fallait que l’item donne lieu à un échec chez la plupart des enfants de 4 ans, être réussi par presque tous ceux de 6 ans et être réussi par environ 50 % des enfants de 5 ans. Les items retenus ne devaient pas faire appel à des connaissances scolaires, puisqu’il ne s’agissait pas d’évaluer le degré d’instruction, mais la qualité du fonctionnement intellectuel dans des situations courantes.

L’âge mental caractérise donc les performances d’un sujet en référence à la performance moyenne des enfants de différents groupes d’âge. On dira par exemple qu’un enfant âgé de 10 ans (âge chronologique) a 12 ans d’âge mental si son niveau de réussite est équivalent à celui de l’enfant moyen de 12 ans. De deux enfants de même âge chronologique, on considérera que le plus intelligent est celui qui a l’âge mental le plus élevé. Avec la notion

d’âge mental, Binet utilise donc la référence au développement pour fonder la mesure au niveau ordinal.

Cette première version de l’échelle métrique ne veut être qu’un instrument permettant de caractériser les niveaux de déficience et de dépister les débiles. L’insuffisance mentale est définie uniquement en termes de retard ou d’arrêt du développement. Le caractère insuffisant de cette définition, qui est la simple conséquence de l’option choisie pour mesurer l’intelligence, n’a pas échappé à Binet. La deuxième version de l’échelle métrique paraît en 1908. Elle diffère fortement de la première. Sur ses 57 items, 17 seulement étaient présents dans la version de 1905.

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L’ÉCHELLE MÉTRIQUE DE L’INTELLIGENCE – 1908

3 ans

Montrer nez, yeux, bouche ; Enumérer une gravure ; Répéter deux chiffres ; Répéter une phrase de six syllabes ; Donner son nom de famille.

4 ans

Indiquer son genre ; Nommer clé, couteau, sou ; Répéter trois chiffres ; Comparer deux lignes.

5 ans

Comparer deux boîtes de poids différents ; Copier un carré ; Répéter une phrase de dix syllabes ; Compter quatre sous simples ; Recomposer un jeu de patience en deux morceaux.

6 ans

Répéter une phrase de 16 syllabes ; Comparer deux figures au point de vue esthétique ; Définir par l’usage seul des objets familiers ; Exécuter trois commissions simultanées ; Donner son âge ; Distinguer matin et soir.

7 ans

Indiquer les lacunes de figures ; Donner le compte de ses dix doigts ; Copier un losange et un triangle ; Répéter cinq chiffres ; Décrire une gravure ; Compter 13 sous simples ; Nommer 4 pièces de monnaie.

8 ans

Lire un fait-divers avec conservation de deux souvenirs ; Compter 9 sous (3 simples, 3 doubles) ; Nommer 4 couleurs ; Compter à rebours de 20 à 0 ; Comparer deux objets par le souvenir ; Ecrire sous dictée.

9 ans

Donner la date du jour, complète (jour, mois quantième, année) ; Enumérer les jours de la semaine ; Donner des définitions supérieures à l’usage ; Conserver 6 souvenirs après lecture d’un fait-divers ; Rendre 4 sous sur 20 sous ; Ordonner 5 poids.

10 ans

Enumérer les mois ; Nommer 9 pièces de monnaie ; Loger trois mots en deux phrases ; Répondre à trois questions d’intelligence ; Répondre à cinq questions d’intelligence.

11 ans

Critiquer des phrases contenant des absurdités ; Loger trois mots en une phrase ; Trouver plus de 60 mots en trois minutes ; Donner des définitions abstraites ; Mettre des mots en ordre.

12 ans

Répéter 7 chiffres ; Trouver trois rimes ; Répéter une phrase de 26 syllabes ; Interpréter des gravures.

13 ans

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Découpage ; Triangle à compléter.

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Cette nouvelle version permet également de différencier les enfants normaux, ce qui n’était pas le cas de la précédente. La liste des items est clairement structurée en fonction de l’âge moyen auquel ils sont réussis, de 3 à 13 ans. Ces normes d’âge permettent le calcul d’un âge mental. Du vivant de Binet, en 1911, une troisième version de l’échelle sera publiée. Elle diffère peu de la version de 1908 : élargissement de l’échelle vers les niveaux supérieurs, simplification du calcul du niveau mental.

Binet n’est pas tout à fait le premier à proposer un test portant sur les processus supérieurs. Ebbinghaus par exemple, dont les travaux classiques sur la mémoire ont été publiés en 1885, a proposé en 1897 un test de « closure » (trouver un mot manquant dans une phrase à partir du contexte). Mais l’œuvre de Binet a complètement éclipsé celles de ces précurseurs, pour au moins quatre raisons. Il y a d’abord le caractère systématique de la démarche de Binet : c’est l’ensemble du tests qui vise les processus supérieurs et non seulement quelques unes de ces parties. Il y a aussi la pertinence et la richesse des situations d’observation choisies, résultat de quinze années de recherches sur le développement cognitif. Il faut aussi évoquer l’innovation qui consiste à utiliser des différences d’âges (âges mentaux) pour décrire des différences individuelles à âge chronologique constant. (Je me souviens d’ailleurs de Jacques Lautrey disant un jour en séminaire que la psychologie différentielle n’était finalement que de la psychologie du développement à âge constant…) Enfin, le Binet- Simon a une efficacité pratique : il permet un dépistage jugé satisfaisant des débiles et il permet des pronostics de la réussite scolaire.

En résumé, les apports de Binet sont :

- d’avoir compris que l’évaluation de l’intelligence devait porter sur les processus complexes pour être efficace ;

- d’avoir compris que la possibilité d’ordonner des items en fonction de l’âge auquel ils sont réussis constituait un premier niveau de « mesure » de leur complexité intellectuelle ;

-d’avoir compris que, de cette possibilité d’ordonner les items découle celle d’ordonner les sujets, y compris ceux ayant un même âge chronologique, en fonction de leur niveau de réussite sur cette échelle de complexité intellectuelle.

Après la mort de Binet, en 1912, un psychologue allemand, Stern eut l’idée d’exprimer la vitesse du développement par le rapport entre l’âge mental et l’âge chronologique. Il multiplia ce rapport par 100 pour éviter les décimales et le nomma quotient intellectuel (QI). Le QI est supérieur à 100 pour les enfants en avance et inférieur à 100 pour les enfants en retard. Un enfant de 10 ans qui manifeste les mêmes capacités qu’un enfant de 12 ans a donc un QI de : 12/10×100 = 120.

Le premier problème posé par cette définition du QI est qu’un an de retard à 4 ans (QI de 75) n’a pas le même sens qu’un an de retard à 11 ans (QI de 90).

Le second problème posé par le QI de Stern est son application aux adultes. En effet, à l’âge adulte, les facultés intellectuelles n’augmentent plus avec l’âge. Il y a un changement de nature dans le développement de l’intelligence. Donc, ce type de calcul ne fonctionnait pas pour les adultes. Une première solution fut de bloquer l’âge chronologique à 16 ans. Quel que soit l’âge de la personne au-delà de 16 ans, le dénominateur du quotient était 16. Mais ce genre de choix posait des problèmes : pourquoi 16 ans ? Pourquoi pas 18 ou 20 ?

Un troisième reproche fait au QI de Stern est le problème de la dispersion pour chaque tranche d’âge. La moyenne est toujours la même (100) quel que soit l’âge, mais pas l’écart- type. En effet, un item n’est pas forcément toujours nettement représentatif d’un âge. Pour cela, il faudrait que le temps qui s’écoule entre le moment où l’item est réussi par peu d’enfants de la classe d’âge et celui où il est réussi par la majorité d’entre eux soit court. Or, ce n’est pas le cas pour tous. Selon l’âge, la proportion d’enfants dépassant un QI donné varie. Une même valeur ne signifie donc pas la même chose d’un âge à l’autre.

Quoiqu’il en soit, à partir de la version de 1908 le succès du Binet-Simon est foudroyant. Une première adaptation est réalisée aux Etats-Unis dès 1909 par Goddard. Une seconde, la plus connue, sous l’appellation « Terman-Stanford », due à Terman, voit le jour en 1916 ; elle permet un calcul d’un QI de type Stern et développe la mesure de l’intelligence chez l’adulte. Enfin une troisième adaptation est présentée en 1937 (le Terman-Merril). Ces deux dernières adaptations américaines du test français seront adaptées… en France où il faudra attendre 1949 pour que le test de Binet soit réétalonné et 1966 pour qu’une nouvelle version, la Nouvelle Echelle Métrique de l’Intelligence, soit établie par Zazzo.

Avec le test de Binet, le mouvement des tests est relancé sur de nouvelles bases. Les nouveaux tests vont d’abord s’inspirer étroitement du Binet-Simon puis ils vont se diversifier. Les bases théoriques et la méthodologie de leur construction vont considérablement évoluer. Enfin, certaines dérives vont se manifester.

Un événement d’importance va contribuer à l’explosion de l’utilisation des tests : la première guerre mondiale. Dans les pays européens engagés dans le conflit, les psychologues contribuent à l’effort de guerre le plus souvent par des opérations de sélections. Mais c’est aux Etats-Unis que la mobilisation des psychologues va prendre une autre ampleur. Dès l’entrée des américains dans la guerre en avril 1917, plusieurs comités de psychologues pour l’examen des recrues sont créés sur l’initiative de R. M. Yerkes, alors président de l’APA. Le problème était de taille : comment intégrer 3,5 millions de nouvelles recrues aux 500 000 hommes de l’armée régulière ? La réponse fut de grande ampleur. Un comité se chargea du recrutement des pilotes. Un autre comité évalua les compétences professionnelles des recrues. Enfin, le comité d’examen psychologique des recrues, dirigé par Yerkes lui-même, se vit confier la tâche la plus massive : le testing de l’ensemble des conscrits. Ce comité élabora deux tests conçus pour être appliqués collectivement : un test verbal (army alpha) et un test non verbal (army beta) destiné aux illettrés et à ceux dont l’échec au test verbal était patent. En cas d’échec au test army beta, les recrues passaient un test d’intelligence individuel. En fonction de leurs résultats, les soldats étaient classés en 5 catégories auxquelles correspondaient des affectations militaires.

Il est difficile de juger de l’efficacité réelle de cette vaste entreprise et de savoir si, comme l’a affirmé Yerkes, les tests ont vraiment « contribué à gagner la guerre ». En tous cas, ce testing à grande échelle a fait connaître les tests à un large public et à donné une impulsion considérable au mouvement des tests. Les tests sont devenus populaires aux Etats-Unis et de nombreux responsables des administrations et des entreprises ont souhaité les utiliser pour le recrutement et la gestion de leur personnel. Le développement des tests est particulièrement fort dans le monde éducatif. Les tests sont systématiquement utilisés pour la sélection des débiles. On les utilise aussi fréquemment pour la sélection des élèves « surdoués » (dont la définition est exactement symétrique à celle des débiles). La pratique consistant à utiliser les tests pour constituer des classes homogènes se généralise ; la forte homogénéité est alors considérée comme un facteur favorable aux apprentissages. L’usage des tests d’intelligence pour la sélection et l’orientation des élèves de High school devient habituel. Les tests font leur entrée dans l’enseignement supérieur en 1926, avec la première version du Scholastic Aptitude Test (SAT), construit pour décider de l’admission des étudiants dans les universités. Le SAT, constamment remanié, est toujours utilisé massivement à l’heure actuelle : il comporte une section verbale (compréhension de textes, antonymes, analogies verbales, complément de phrases) et une section « mathématiques » ne supposant pas de connaissances mathématiques particulières. Pour gérer les applications et les adaptations de ce test, un organisme spécial est créé à Princeton, il deviendra en 1947 l’Educational Testing Service qui est aujourd’hui l’institution la plus importante en matière de recherche et d’application pour les problèmes de tests et d’évaluation scolaire. Des millions d’élèves et d’étudiants sont ainsi testés. Dans les autres domaines d’application la pratique des tests est également florissante. Tant pour la sélection que pour l’orientation professionnelle on utilise les tests d’intelligence. On construit aussi des tests d’aptitude variés. Ces tests peuvent évaluer des composantes de l’intelligence ou des aptitudes particulières que l’on pense requises pour l’exercice de certaines professions. La pratique du diagnostic au moyen de tests individuels se développe aussi beaucoup dans le secteur de la santé et dans le secteur judiciaire.

La construction de tests d’intelligence pose des problèmes conceptuels – qu’est-ce que l’intelligence ? – et des problèmes méthodologiques – comment la mesurer ? Chez les psychologues européens du début du siècle, Binet et Spearman notamment, ces deux problèmes sont intriqués et l’on mène conjointement l’analyse du fonctionnement intellectuel et la mesure de son efficience. Dans la période de l’entre-deux-guerres ces deux préoccupations vont se trouver dissociées. On va pratiquement abandonner l’étude du fonctionnement intellectuel ou la conduire indépendamment de la mesure de l’intelligence. Cette situation quasi schizophrénique peut s’expliquer par la conjonction d’un facteur théorique et d’un facteur social.

Au plan théorique, le grand développement du behaviorisme détourne les psychologues de l’analyse du fonctionnement intellectuel. Le behaviorisme se consacre à l’étude des lois élémentaires de l’apprentissage (les fameuses relations stimulus-réponses) et aux procédures de renforcement (lois du conditionnement), il n’a donc pas grand-chose à dire sur les conduites complexes que l’on appelle « intelligence ».

Au plan social, la forte demande de tests conduit à privilégier la construction d’outils qui « marchent », ou semblent marcher, c’est-à-dire à donner une plus grande importance à l’efficacité pratique qu’à la connaissance.

Avant de présenter les différentes « familles » de tests d’intelligence, il nous semble important d’ouvrir une parenthèse sur la corrélation. En effet, il n’est pas possible d’appréhender la méthode des tests sans parfaitement comprendre ce qu’est une corrélation.

27
nov

Un test pour révéler son intelligence

Un test reflète-t-il réellement mon intelligence ?

intelligence en faisant un test qi

connaître son intelligence par un test de qi

Etre intelligent s’interprète comme le fait de tout savoir ou en partie. Une personne peut dire qu’elle est intelligente quand elle a réussi ses études ou s’émancipe dans ses projets grâce à la seule force de son mentale. Pour connaître à quel stade d’intelligence on se place, il suffit de passer un test de qi donne un chiffre déterminant notre niveau d’intellect.

Faire son test de qi sur internet pour savoir si l’on est intelligent

Mais la question qui se pose est de savoir si réellement ces chiffres établis s’accordent avec notre intelligence ? Mon qi est-il le reflet exact de mon intelligence ? Beaucoup de personne se sont souvent trouvées dans la situation où le résultat de leur test de qi est sous élevé selon eux. Elles se croient intelligentes alors que leur qi leur démontre le contraire. Le score d’un test de qi mesure-t-il donc vraiment l’intelligence ?

L’intelligence est une notion abstraite. Elle renferme plusieurs aspects dont les plus connus ne sont pas souvent prise en compte par les tests de qi comme la mémoire qui évolue dans le temps et la psychologie. Je me passionne pour tous ceux qui ont attrait à la culture générale, mon qi n’est cependant pas à un niveau où je l’espérais, mon intelligence est-il donc limité, voire moyen ? On peut être excellent dans certaines matières et l’être moins dans d’autres sans pouvoir dire qu’on est sous doué.

Dans les tests de qi, certes les questions sont variées mais les aptitudes d’une personne à posséder un mémoire parfait, c’est-à-dire à être « intelligent », peuvent ne pas être prise en considération dans les résultats. Ce qui nous amène à dire que le fait de mesurer l’intelligence par les tests de qi semble être une pratique assez floue dans le sens où notre intelligence et notre qi ne sont pas souvent d’une égalité assez proche. Des recherches ont démontré que l’intelligence n’est pas englobée en une seule masse, il en existe 9 sortes. L’idéal serait donc qu’on les prenne en compte tous dans les tests de qi mais cela semble difficile. On n’admet donc pas à 100% que notre intelligence, tout les aspects de l’intelligence soit chiffré par notre qi.

26
nov

Pourquoi faire un test qi

faire un test de qi

faire test qi gratuit

Ce blog vous donne une série d’outils de  de réflexion afin d’évaluer votre cerveau. Un test de logique donne la possibilité de savoir son quotient intellectuel ou quotient intellectuel, il doit être fabriqué par un psy. classiquement ces test sont inspirés par des tests psychotechniques.

Un test qi en langue française donne un résultat quantitatif et standardisé relatif à l’intelligence abstraite. Vous pouvez être un enfant, un individu de plus de 20 ans, une femme , un homme, vous pouvez calculer votre Quotient Intellectuel.

Cependant les experts et psychologues sont d’accord à dire que le QI n’est qu’un échantillon de la du cerveau.

Il subsiste le Test QI le plus répandu qu’on nomme également l’âge mental. Encore utilisé chez les enfants. Prenons pour exemple un enfant de 10 anspossedant un âge mental de 12 ans obtiendra un QI de 120.

Le Test QI par rang estcelui que l’on croise le plus souvent de nos jours. Il offre la possibilité à un individu de se comparer par une loi normale à un ensemble d’individus classés par secteur. C’est aujourd’hui le Test QI le plus adéquat.

Le test de qi est toujours plus présent dans les tests de recrutement à l’embauche. Le chiffre QI obtenu permet généralement de sélectionner les postulants. Habituellement dénoncé ce système est de nos jours un besoin.